edjing PRO - Music DJ mixer
- 212.00
- 3,2
- Installations
- 100.00K
- Prix
- 5,99 €
Captures d’écran
Analyse par Reviewed
Quand j’ai envie de transformer rapidement une playlist en petit set dansant, je ne cherche pas forcément une station de travail complète. Je veux surtout charger deux morceaux, les écouter au casque, faire une transition propre et garder le contrôle sans m’installer devant un ordinateur. C’est dans ce scénario que edjing PRO prend son sens : cette application de musique et audio proposée par MWM - AI Music and Creative Apps transforme l’iPhone ou le téléphone Android en contrôleur DJ portable.
Son intérêt ne se limite pas à l’idée de “mixer de la musique”. L’application sert plutôt d’intermédiaire entre mes morceaux et le résultat que je veux obtenir : une transition plus fluide, une ambiance préparée pour une soirée, ou simplement une manière plus amusante d’écouter mes titres. Elle peut travailler avec des morceaux Deezer, SoundCloud et des fichiers MP3, ce qui couvre plusieurs habitudes d’écoute, mais cette souplesse ne signifie pas que chaque source se comporte exactement de la même façon.
Je préfère être clair dès le départ : ce n’est pas une application gratuite. Elle est affichée à 5,99 €, et son âge conseillé est PEGI 3. Elle s’adresse donc davantage à quelqu’un qui veut réellement manipuler ses morceaux qu’à une personne qui cherche seulement un lecteur audio avec un bouton de lecture aléatoire. Après l’avoir utilisée comme outil de mixage mobile, je la trouve intéressante pour apprendre et improviser, avec des limites qui deviennent visibles dès qu’on attend un environnement de DJ professionnel complet.
Du choix des morceaux au premier mix
Partir d’une bibliothèque déjà organisée
La première étape réussie ne commence pas dans la table de mixage, mais dans la préparation de la musique. Pour une utilisation agréable, je conseille de rassembler avant la session les morceaux que l’on connaît déjà bien : titres avec une introduction identifiable, rythmes assez réguliers et volumes qui ne semblent pas trop éloignés les uns des autres. L’application peut accéder à des contenus Deezer, SoundCloud et MP3, mais le résultat dépend forcément de la façon dont ces morceaux sont disponibles et de la qualité des fichiers.
Dans la pratique, je ne charge pas une longue liste au hasard. Je prépare plutôt quelques enchaînements possibles. Un morceau calme peut servir d’ouverture, un titre plus rythmé peut prendre le relais, et un troisième peut donner une sortie naturelle. Cette méthode évite de passer plus de temps à chercher qu’à mixer. Elle est particulièrement utile sur mobile, où l’écran réduit rend les changements de dernière minute moins confortables qu’avec une grande bibliothèque affichée sur ordinateur.
Le choix de la source change aussi la logique de travail. Avec un MP3 que je connais, je peux anticiper le début, le refrain et les moments où une transition sera facile. Avec un morceau découvert sur SoundCloud ou sélectionné dans Deezer, je peux avoir envie d’expérimenter, mais je dois d’abord l’écouter suffisamment pour comprendre sa structure. Le vrai gain de temps vient donc de la préparation des morceaux, pas seulement de l’accès à plusieurs catalogues.
Comprendre les deux côtés du mixage
Une fois les titres chargés, je raisonne comme devant deux platines virtuelles. Un côté joue le morceau actuellement entendu, tandis que l’autre sert à préparer le suivant. Cette séparation est essentielle : elle permet de laisser la musique principale continuer pendant que je recherche le bon point de départ pour l’autre piste.
Je commence généralement par écouter le morceau entrant au casque, sans le faire entendre à tout le monde. C’est là que je vérifie si son début est exploitable, si son tempo semble compatible et si son niveau sonore risque de surprendre. Même sans chercher une performance spectaculaire, cette écoute préalable évite les transitions qui démarrent trop tôt ou qui introduisent un passage vocal au mauvais moment.
Le geste le plus important reste le réglage progressif du volume. Je préfère faire entrer doucement le nouveau titre plutôt que de compter uniquement sur un fondu automatique. Cela me laisse le temps de constater si les deux morceaux se superposent bien. Lorsque les rythmes ne s’accordent pas naturellement, une transition courte est souvent plus propre qu’un long chevauchement qui produit une impression confuse.
Utiliser l’écran comme un instrument, pas comme un simple lecteur
Sur un téléphone, chaque action demande un peu de précision. Je garde donc l’appareil posé sur une surface stable lorsque je mixe devant d’autres personnes. Tenir le téléphone dans la main tout en cherchant un morceau ou en ajustant une commande augmente le risque de toucher le mauvais élément, surtout lorsque l’ambiance devient animée.
Je conseille aussi de faire un essai complet avant la soirée. Je lance le morceau de départ, je prépare le suivant, puis je reproduis la transition sans regarder constamment l’écran. Cet exercice révèle vite si les gestes sont naturels ou si je dois interrompre mon écoute pour retrouver une commande. Pour une courte session entre amis, cette répétition suffit souvent à rendre l’utilisation beaucoup plus sereine.
L’application est plus convaincante lorsque je la considère comme un instrument d’intervention rapide. Elle permet de modifier une ambiance sans sortir un ordinateur, mais elle demande tout de même de l’attention. Les raccourcis mentaux viennent avec la pratique : savoir quel titre charger, quand écouter au casque et à quel moment réduire le morceau sortant compte davantage que la simple présence de nombreuses commandes.
Le casque, le téléphone et la pièce
Le casque joue un rôle central dans ce flux. Sans écoute séparée, je dois deviner le comportement du morceau entrant, ce qui transforme chaque transition en essai public. Avec un casque, je peux comparer les deux titres et choisir un moment plus sûr pour les faire se rencontrer. Pour une utilisation occasionnelle, même un casque courant est déjà plus utile qu’une écoute uniquement par le haut-parleur du téléphone.
Le système audio de la pièce influence également le résultat. Un téléphone posé près des invités n’offre pas la même présence qu’une sortie reliée à une enceinte adaptée. Je vérifie donc le branchement et le volume avant de commencer, puis je fais jouer quelques secondes de chaque morceau. Cette étape paraît banale, mais elle évite de découvrir pendant la transition que le niveau général est trop faible ou que le son est désagréable à fort volume.
Mon conseil le plus concret est de garder le téléphone chargé et de désactiver les distractions pendant la session. Une notification qui recouvre l’écran au moment où je prépare un morceau peut casser le rythme de travail. Ce n’est pas une fonction spectaculaire de l’application, mais c’est une condition pratique pour en tirer quelque chose de propre.
Le passage entre les sources et le résultat attendu
Quand un MP3 passe le relais à un titre en ligne
Un cas intéressant consiste à commencer avec un MP3 enregistré sur l’appareil, puis à chercher un morceau complémentaire dans Deezer ou SoundCloud. Ce passage permet de sortir d’une playlist préparée tout en gardant une certaine spontanéité. En revanche, il faut accepter une étape de vérification : le morceau en ligne doit être disponible au moment voulu et se charger dans des conditions suffisamment bonnes pour ne pas interrompre l’ambiance.
Je préfère préparer cette transition avant que le morceau en cours arrive à sa fin. Si je lance la recherche trop tard, je risque de laisser un silence ou de choisir le premier résultat venu. Le meilleur usage de cette combinaison est donc semi-improvisé : je garde quelques fichiers locaux comme points d’ancrage, puis j’utilise les catalogues en ligne pour varier la direction musicale.
Cette organisation répond aussi à une question fréquente : faut-il une connexion permanente ? Pour les contenus provenant de services en ligne, il est raisonnable de prévoir que la disponibilité dépendra de l’accès au service. Les MP3 locaux offrent un point de repli plus prévisible. Je ne baserais donc pas une longue soirée uniquement sur des recherches effectuées au dernier moment.
Le scénario d’une soirée ordinaire
Imaginons un apéritif chez moi. La musique commence doucement avec un morceau que j’ai choisi à l’avance. Pendant qu’il joue, je charge un titre plus vivant dans l’autre platine virtuelle. Je l’écoute au casque, repère son entrée et attends un passage où les deux ambiances peuvent se rejoindre. Je baisse légèrement le premier morceau, augmente le second, puis je laisse le nouveau titre prendre sa place.
Après cette transition, je ne cherche pas immédiatement à enchaîner. Je profite du résultat et je prépare seulement la suite lorsque l’ambiance le demande. Cette approche réduit la pression et correspond mieux à ce qu’un téléphone peut faire confortablement : accompagner une soirée et permettre quelques interventions, plutôt que simuler sans interruption le travail d’un DJ installé dans une cabine.
Dans ce contexte, la valeur de l’application est facile à comprendre. Je n’ai pas besoin d’ouvrir un ordinateur, de gérer une interface complexe ou de préparer une production complète. Je peux passer d’une écoute passive à une participation active. Le résultat dépend toutefois de mes choix : l’application facilite le geste, mais elle ne sait pas à ma place quelle chanson convient au moment.
Ce que l’application apporte face aux solutions habituelles
Un lecteur audio classique est plus simple pour écouter une playlist du début à la fin. Il demande moins de concentration et convient mieux lorsque je veux seulement lancer de la musique en arrière-plan. En revanche, il offre rarement la même sensation de contrôle sur les deux morceaux et la transition manuelle.
À l’autre extrémité, un logiciel DJ sur ordinateur donne généralement davantage d’espace pour afficher les pistes, organiser une bibliothèque et surveiller plusieurs informations. Il devient préférable pour préparer un set long, travailler avec précision ou utiliser un matériel dédié. Mais cette puissance s’accompagne d’une installation plus lourde et d’une mobilité moindre.
edjing PRO occupe une position intermédiaire. Elle est plus interactive qu’un lecteur, mais plus immédiate qu’un environnement de bureau. C’est précisément ce compromis qui me paraît pertinent pour un débutant motivé, un amateur qui anime parfois une petite réunion ou quelqu’un qui veut tester le mixage sans acheter tout de suite du matériel. Pour un usage professionnel régulier, je choisirais une solution plus vaste et plus confortable à manipuler.
Les détails qui changent vraiment l’expérience
Le premier détail important est la préparation du morceau entrant au casque. Beaucoup de débutants se concentrent sur le fondu, alors que le choix du point de départ détermine souvent la qualité du résultat. Commencer sur une partie trop chargée peut rendre la superposition désordonnée ; attendre une introduction plus dépouillée donne parfois une transition beaucoup plus naturelle.
Le deuxième est la gestion des écarts de volume. Deux morceaux peuvent sembler compatibles par leur rythme, mais l’un peut prendre toute la place dès son arrivée. Je réduis donc légèrement son niveau avant de commencer, puis je l’augmente progressivement. Cette précaution est particulièrement utile lorsque les titres viennent de sources différentes, car leur niveau perçu peut varier.
Le troisième est le recours à des transitions courtes lorsque je ne connais pas parfaitement la structure d’un titre. Une longue superposition laisse davantage de temps aux éléments incompatibles pour se mélanger. Une entrée plus brève limite le risque et me permet de conserver l’énergie de la soirée. C’est un compromis simple, mais il rend l’application bien plus accessible à quelqu’un qui apprend encore.
Les limites qui apparaissent en situation réelle
La première friction vient de la taille de l’écran. Sur un mobile, les commandes sont utilisables, mais elles ne donnent pas la même lisibilité qu’une interface de bureau. Lorsqu’il faut chercher un morceau, surveiller la piste en cours et ajuster le mixage dans un laps de temps court, je ressens vite cette contrainte.
La deuxième concerne la différence entre les sources musicales. Un fichier MP3 déjà présent sur l’appareil ne s’insère pas forcément dans le même flux mental qu’un titre trouvé dans un service en ligne. La recherche, la disponibilité et la préparation peuvent varier. Je recommande donc de ne pas attendre de l’application qu’elle rende toutes les bibliothèques parfaitement homogènes.
La troisième limite est liée à l’attente que peut créer le mot “professionnel”. Le nom de l’application évoque un contrôleur DJ complet, mais sur téléphone, le confort dépend fortement de l’appareil, du casque et de la façon dont je prépare mes morceaux. Pour apprendre les bases du mixage mobile, l’expérience est cohérente. Pour remplacer une installation de DJ, elle risque de sembler trop compacte.
À qui je la recommande vraiment
Je la recommande à la personne qui veut faire plus que lancer une playlist, sans pour autant consacrer une pièce entière à la musique. Elle convient bien à un amateur curieux, à quelqu’un qui souhaite préparer quelques transitions pour une fête, ou à un utilisateur qui veut expérimenter avec ses MP3 et des titres accessibles via Deezer ou SoundCloud.
Elle est aussi intéressante pour apprendre une discipline de base : écouter le morceau suivant avant de le diffuser, contrôler les volumes et penser à l’enchaînement plutôt qu’à la seule chanson isolée. Ces réflexes restent utiles même si l’on passe plus tard à un logiciel sur ordinateur.
Je la déconseille en revanche à celui qui veut simplement appuyer sur lecture et oublier la musique, car son intérêt vient justement de l’intervention manuelle. Je la déconseille également à un DJ déjà habitué à une grande interface, à des réglages très détaillés ou à un équipement externe. Dans ce cas, le téléphone risque de paraître davantage comme un compromis que comme un véritable poste de travail.
Prix, version et repères avant l’installation
L’application est proposée au prix de 5,99 €. Ce tarif mérite d’être comparé à l’usage prévu : si je ne mixerai qu’une fois, un lecteur gratuit peut suffire ; si je veux pratiquer régulièrement et profiter d’un contrôleur DJ mobile, l’achat devient plus facile à justifier. Je ne paierais pas pour le simple accès à une playlist, mais pour la possibilité de travailler les transitions et de manipuler mes morceaux.
Elle a été publiée le 22 avril 2015 et sa version actuelle est la 1.08.04. Elle fonctionne à partir d’Android 5.0, ce qui la rend accessible à de nombreux appareils compatibles avec cette base logicielle. Cela ne garantit pas pour autant une expérience identique sur tous les téléphones : la taille de l’écran, la puissance disponible et la qualité de la sortie audio peuvent changer la sensation de contrôle.
La fiche affiche une moyenne de 3,2 sur 5, avec plus de neuf mille évaluations et plus de deux cent mille installations. Je vois ces chiffres comme un signal pour garder des attentes réalistes : l’application attire bien un public intéressé par le mixage mobile, mais elle ne doit pas être jugée comme si elle remplaçait automatiquement une console ou un logiciel de studio.
Mon verdict après le parcours complet
De la sélection des morceaux au résultat final, le flux est convaincant lorsque je prépare un petit ensemble de titres, que j’utilise le casque et que je privilégie des transitions simples. Le passage entre MP3, Deezer et SoundCloud peut enrichir une session, à condition de ne pas improviser toute la bibliothèque au dernier moment. L’application m’aide à prendre la main sur l’ambiance, mais elle récompense la préparation et la retenue plus que les manipulations spectaculaires.
Pour moi, edjing PRO est donc un outil mobile intéressant pour découvrir le mixage et animer ponctuellement une soirée. Sa force est de rendre le geste immédiat sans imposer un ordinateur. Sa faiblesse est le même compromis : l’écran réduit, les différences entre sources et le confort limité empêchent d’en faire une solution universelle.
Si votre objectif est de créer quelques enchaînements, de comprendre comment deux morceaux peuvent se répondre et de garder une solution légère dans votre poche, je peux la recommander. Si vous cherchez seulement un lecteur audio, choisissez plus simple. Si vous voulez produire des sets longs avec une précision de cabine, passez plutôt à une configuration plus complète. Dans son espace intermédiaire, cette application mérite surtout d’être choisie pour ce qu’elle fait réellement : donner un contrôle DJ pratique et accessible à une écoute mobile.
Avantages
- Interface claire et agréable
- adaptée aux débutants comme aux DJ expérimentés.
- Nombreux effets audio et transitions pour personnaliser facilement les mixages.
- Prise en charge de plusieurs formats musicaux courants.
- Possibilité d’enregistrer ses performances directement depuis l’application.
- Fonctionne avec des contrôleurs et accessoires compatibles selon l’appareil.
Inconvénients
- Certaines fonctions avancées nécessitent un achat intégré ou un abonnement.
- La qualité du mix dépend fortement des performances du smartphone ou de la tablette.
- La prise en main peut sembler complexe lors des premières utilisations.
- L’accès aux morceaux des services de streaming peut être limité par leurs règles.
- Une utilisation prolongée peut consommer beaucoup de batterie et d’espace de stockage.
- Catégorie
- Musique et audio
- Version
- 1.08.04











